Ça y est, vous vous êtes décidé, vous avez décidé de passer le pas et de devenir digital nomad en 2021. Sauf qu’il y a un petit problème… Vous êtes en CDI, vous êtes peut-être attaché·e à votre employeur, mais celui-ci refuse de vous laisser partir : trop de risques, pas très bon pour l’ambiance d’équipe…
Alors on va chercher plus loin, est-ce qu’on cherche un CDI en full-remote dans une autre entreprise qui proposerait ce genre d’avantage ? Ou on se lance dans le grand bain de l’entrepreneuriat.. Et là, ça commence à devenir compliqué ! Faire son statut, créer son site internet… Mais surtout : trouver ses premiers clients.

Dans cet article, je m’intéresse aux différents moyens de trouver des clients quand on est digital nomad.

Créer son portfolio et assurer sa présence sur Internet

Créer son portfolio est la première étape dans l’acquisition de nouveaux clients. Votre portfolio vous définit. Il représente l’ensemble de vos expériences, pas seulement professionnelles mais aussi personnelles : 

  • Sur quels projets avez-vous travaillé sur votre temps libre ? 
  • Quels types de projet recherchez-vous ? 
  • Dans quel domaine souhaiteriez-vous vous orienter ?

Le portfolio constitue l’une de vos seules images visibles sur Internet. Si quelqu’un tape votre nom, il y a beaucoup de chances pour que vous ressortiez en première page Google. Il est important d’y passer un peu de temps pour éviter de se retrouver avec des clients dont les domaines d’activités ne nous intéressent pas vraiment.
Admettons, si je suis fan de surf ou plus globalement de sport de glisse, alors je ne montre (presque) que ça sur mon portfolio. Je vous promets que ça fonctionne vraiment. Les clients visualisent ce que vous avez fait, si cela “matche” avec vos projets, vous attirerez ce genre de clients.

Par exemple, mon portfolio possède quelques projets liés aux vêtements, ou aux cosmétiques. Résultat en 2020, 60% de mon chiffre d’affaire a été réalisé avec des clients ayant pour domaine d’activité ces caractéristiques.

Réanimer vos réseaux sociaux, portez votre voix

Même si les réseaux sociaux ne présentent pas d’intérêts particuliers comme ça, je peux vous assurer que certaines entreprises ont un business qui repose presque uniquement sur l’acquisition de leads par les réseaux sociaux.

Si vous avez une activité plutôt orientée B2B (Business to Business) avec des métiers tels que développeur web, designer UX/UI, songez à travailler votre présence sur LinkedIn par exemple. De nombreuses entreprises recherchent des freelances via cette plateforme. Par exemple, parlez de vos derniers projets, partagez des ressources utiles. Mettez-vous dans la peau d’un recruteur, chasseur de tête ou product manager d’une société. Il contactera quelqu’un qui est souvent visible (publications récurrentes sur les réseaux), fait du travail de qualité et possède un LinkedIn bien fourni. De la même manière, Twitter regorge d’entreprises en recherche de freelances pour certains types de projets, plutôt orientés digital.
Si votre secteur d’activité est plutôt B2C (Business to Customer), tentez de fédérer une communauté autour de vous, cela peut se faire via des réseaux sociaux tels qu’Instagram, Twitter (ou OnlyFans, lol). 

Malgré tout, je vous conseillerai tout de même de favoriser le B2B qui permet de générer un chiffre d’affaires plus important que sur du B2C. Sauf si vous êtes un illustrateur d’exception et que vos illustrations se vendent comme des petits pains – encore faut-il seulement avoir une audience. 

Inscrivez-vous sur les plateformes dédiées aux freelances

Au premier abord, les plateformes dédiées peuvent être un peu effrayantes, n’hésitez pas à vous inscrire dessus. Il en existe plusieurs selon les compétences que vous possédez.
Si vous êtes développeur web, graphiste, designer UX/UI, motion designer, consultant SEO, vous pouvez vous inscrire sur des plateformes telles que : 

  • Malt (pour tous les profils)
  • Codeur.com (pour les profils techniques)
  • Graphiste.com (pour les profils créatifs)
  • cremedelacreme (pour tous les types de profils).
  • Working Not Working (pour les profils créatifs)


Pour avoir été ou être  inscrit sur l’ensemble de ces plateformes, je trouve que la plateforme qui fonctionne le mieux en tant que freelance reste Malt. Cependant, il faut savoir se différencier par rapport aux autres profils. Vous vous doutez bien que si votre profil n’est ni attirant, ni intéressant, aucun recruteur ne sélectionnera le vôtre parmi les milliers de profils qui expliquent sur votre secteur d’activité.

Je ferai bientôt un article pour vous différencier sur ces plateformes où l’on retrouve tous les profils du territoire. Une méthode mise en place et qui a bien fonctionné pour moi.

Concernant les autres plateformes que j’ai pu tester :

  • cremedelacreme, inscrit depuis mi-2019, jamais eu de projets. Je n’ai pas vraiment essayer non plus. Les missions sont longues et plutôt on-site, ce qui n’aide pas vraiment quand on souhaite travailler en dehors du territoire français, ou à minima en remote.
  • Graphiste.com. Je pense que c’est la plateforme sur laquelle j’ai été inscrite le moins longtemps. Ça doit se compter en jours, si ce n’est en heure. Beaucoup de concurrence et les prix tirés vers le bas par les clients qui n’ont pas vraiment conscience du travail que nécessite son projet. En plus, ce site est plutôt bien référencé. Donc il ressortira à côté de votre nom si un recruteur le tape sur Google. Ce n’est pas fou en termes d’image.
  • Working Not Working. C’est un site sur lequel je suis inscrit depuis longtemps. Il est plutôt bien fait et a l’air d’être assez vivant en terme de nouveaux jobs. En revanche, c’est un réseau plutôt anglais. Il faut donc avoir de bons skills en anglais et vouloir travailler en décalé (ou en tout cas vouloir travailler avec des teams possiblement au UK ou aux US). 


En ce qui concerne le site codeur.com, je n’ai pas testé, n’étant pas dans les compétences. Mais je sais que l’agence pour laquelle je travaille a trouvé de nombreux contrats par ce biais au début de son existence. Alors je suppose que cela doit marcher un peu, au moins au début !

Créez votre réseau avec des gens du milieu

Bon, là ça fait un peu mafieux et certes, nous n’avons pas tous le même réseau. Nous n’avons pas tous fait les mêmes études, ni fréquentés les mêmes cercles. Mais grâce aux réseaux sociaux, il nous est désormais possible de toucher tout le monde. 

Mais il n’y a que les réseaux sociaux dans la vie (d’un futur entrepreneur comme vous) ! 

Avant de partir, vous pouvez fréquenter des meetups liés à votre métier, ou qui s’intéressent à d’autres corps de métiers adjacents au vôtre. Ces meetups vous permettent de rencontrer de nouvelles têtes et d’allonger un peu votre liste de contact et de connaissance. Et qui dit connaissance dit relation.
Il existe de nombreuses plateformes sur lesquelles des personnes organisent des meetups. C’est par exemple le cas de : 


Vous y trouverez de nombreux évènements, et donc découvrirez beaucoup de nouvelles personnes. Même si le Covid a mis un léger coup de frein sur ces évènements. J’ose espérer que nous redécouvrirons la joie de nous retrouver pour parler de nos métiers ou de nos envies communes de devenir digital nomad.

Contactez vos anciens collègues, managers.

Je dirais que c’est le meilleur moyen de trouver un client quand on est digital nomad. Dans les métiers du digital, on a tendance à pas mal bouger entre les entreprises, en altenant start-up, agence, grand compte… 

J’ose espérer que vous avez fait du bon travail dans toutes vos entreprises !
Et ça va vous être utile.

Si vous avez sans doute laissé une bonne image de vous auprès de vos anciens, n’hésitez pas à les recontacter – pour prendre un verre, discuter de vos projets. Vous éviterez les messages impersonnels type “Hey Bidule, je viens de me lancer en freelance. N’hésite pas à me contacter, voici mon portfolio :”. C’est pas très cool, et pas très intéressant.
Pour ma part, avant de partir, j’ai signé un contrat cadre avec l’entreprise qui m’employait alors pour continuer à travailler avec eux… en freelance ! Et lorsque nous sommes partis en Asie avec mes 3 amis, nous étions deux à avoir fonctionné dans ce cas-là !
Alors je peux vous dire que ça fonctionne plutôt bien ! 

Rejoignez des communautés existantes

Grâce à Internet et aux nouveaux outils tels que Slack ou Discord, de nombreuses communautés se sont créées autour d’intérêts communs comme la mode, le DIY… mais aussi les métiers du digital. Il en existe des dizaines, voire des centaines !
De plus, ces communautés ont souvent mis en place des job boards assez actives au sein desquelles on voit passer des offres tous les jours. Encore faut-il avoir celle qui nous correspond, mais cela peut-être un bon moyen de voir l’état du marché des emplois.

Voici les deux communautés que je connais dans le design :

Qui regroupe les designers français à travers le monde. La communauté compte plus de 3500 personnes. Autant vous dire que ça fait du monde à connaître.

Ce groupe est constitué de 4000 membres à peu près partout dans le monde. De nombreuses offres internationales y sont postées. Donc souvent ouverte au remote. Je vous conseille de vous y inscrire si vous êtes à l’aise en anglais et que vous souhaitez travailler dans la langue de Shakespeare.

Je vous ai donc cité quelques communautés qui touchent le design francophone et international. Mais évidemment, vous pouvez en trouver pour n’importe quel métier du digital. Et ce n’est pas uniquement sur Slack mais aussi Facebook par exemple. 

Cependant, ne comptez pas uniquement sur ces communautés pour acquérir de nouveaux clients. Même si quelques offres sont postées, dites-vous qu’il y a potentiellement 4000 personnes qui sont aussi intéressées par cette offre. On revient alors à la base du freelancing : se différencier pour acquérir de nouveaux clients.
Dans le même genre, certains freelances font des publications du type “Je recherche….” X fois par mois. Pas sûr que ce soit la bonne solution non plus. Personnellement, j’ai toujours suivi l’adage “Fake it until you make it”. Appliqué à ma vie de freelance, cela donnerait un “Faites genre que vous êtes chargé, vous finirez pas l’être !”.

Enfin, démarchez des entreprises ! 

En freelance, digital nomad ou non, vous êtes une entreprise. Vous êtes votre propre patron, à la tête de votre propre entreprise. Votre but, c’est de la faire connaître. Et tous les (bons) moyens sont à adopter. Le démarchage consiste à proposer ses services à de potentiels leads pour signer un contrat avec eux et donc réaliser la mission.
Pour trouver des clients à démarcher, vous pouvez tout à fait vous rendre sur les sites d’emplois tels que Welcometothejungle ou autre pour cibler les entreprises qui recrutent des personnes avec votre type de profil. Je dirais que plus l’entreprise que vous visez possède d’offres d’emplois, plus elle est encline à vous proposer un contrat en freelance pour la soulager sur sa période de recrutement.
Tout ça peut se faire en ligne, c’est donc l’idéal pour vous, en tant que (futur) digital nomad de fonctionner de la sorte.

Conclusion

Vous l’aurez compris, nombreuses sont les techniques pour trouver des contrats en freelance. Entre son réseau personnel, ses réseaux sociaux, le portfolio & les sites de freelances, les opportunités ne manquent pas. Soignez votre présence sur Internet. Chaque prise de parole est une petite prise de risque et un avis qu’une ou plusieurs personnes vont se faire sur vous. 

Osez démarchez des entreprises pour obtenir de nouveaux clients. Et une fois que c’est fait, travaillez d’arrache-pied pour satisfaire vos clients. Plus votre churn, c’est-à-dire la perte de votre clientèle (entre deux contrats) est faible, plus vos revenus seront rapidement élevés. Il ne faut pas 30 clients par mois pour vivre correctement en tant que digital nomad. 

Ayez deux ou trois bons clients et quelques clients plus petits par-ci, par-là, et votre chiffre d’affaires mensuel sera rapidement supérieur à 2 ou 3K€ mensuel brut.

J’espère que cet article vous aura donné quelques clés pour réussir en tant que digital nomad à l’étranger, ou en France.

Author

Designer & Digital Nomad depuis octobre 2019.

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